Comment je suis sorti de la dépression


Je crois que c’est l’un des articles les plus intimes que je vais t’écrire. 

Pourquoi je le fais?! Parce qu’il fait partie de ma vie tout simplement.

2010, j’ai quelqu’un dans ma vie depuis 2 ans et demi, ça bat de l’aile nous n’avons pas les mêmes envies et on ne se voit quasiment plus. Je vis seule avec mon chien dans mon petit 18 m2, j’y reste le moins possible en bossant un maximum, car je suis déjà aide-soignante à cette époque-là dans un service d’oncologie, 8 mois, 56 décès et tout commence à peser.
Bosser 15 jours d’affilés en 12 h, faire des nuits, forcément plus on passe de temps auprès des patients et plus on s’attache...
J’ai eu le temps de créer des liens avec un patient Mr Diernat (je ne cacherais pas son nom...), l’âge de mon père, le même prénom, cancer des poumons, n’a jamais fumé et à fait du sport toute sa vie.
3 Long mois à parler musique, vinyles, voyages. Il me raconte sa vie de baroudeur, dragueur, il me livre certains de ses secrets, et finit par m’offrir ses vinyles, pour que «le jour où il ne sera plus là, il vive encore un peu» (jamais je n’oublierais ses mots).

De quoi resserrer encore plus nos liens.

Puis un jour il est parti... Je me suis séparé, et j’ai continué à bosser comme si de rien était.
Jusqu’à un jour d’été où je n’ai plus voulu retourner travailler. Au début, je sortais, j’allais à la plage, je faisais la fête, et toujours les copines à la maison, comme pour ne pas être seule... Puis un jour j’ai commencé à refuser de sortir, à être agressive avec mes amies comme pour les éloigner de moi, et j’ai réussi.
J’ai décidé à ce moment-là d’aller voir une psy gratuite dans un centre médico-social, je me sentais sans cesse triste, mes tocs revenaient. Je me sentais faillir.
Ses mots... «Vous êtes en dépression?!» Je l’ai pris à la légère au départ, refusant les antidépresseurs.
Mais quand j’ai fini par ne même plus sortir mon chien, à boire seule, et à fumer comme un pompier, je les ai acceptés.

Et j’ai attendu qu’ils fassent effet... des mois ont passés... je ne dormais quasiment plus.

Mes rares sorties, rendre visite à ma famille, et passer du temps avec Alain qui à cette époque-là était près de moi d’un œil intéressé, mais quelle importance! Il était là pour moi!
Puis, un soir j’ai fait une crise de panique, j’ai appelé Alain, il est venu dessuite (tu étonnes!! Il était raide dingue), j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps et je n’ai plus voulu rester chez moi.
Il m’a emmené chez lui...

J’ai passé plusieurs mois auprès d’Alain, je n’ai jamais caché mon état avec lui, j’avais des sautes d’humeur, et par moment j’étais totalement amorphe, il s’est vraiment occupé de moi comme d’une enfant...

Ces mois-ci n’ont pas été les pires, je descendais doucement toujours plus bas, le plus dur a été la suite...



Juin 2011, après des mois de travail acharnés, Alain et moi nous mettons ensemble et ça n’allait pas être un long fleuve tranquille...




Mi-juillet, seulement une quinzaine de jours que nous sommes ensemble. Alain doit partir aider un ami à lui à poser sa terrasse et je patiente chez lui tranquillement.

Je me sens tendue, mâchoire crispée, je suis stressé. Je décide de prendre un lexomil pour me détendre.
Je me vois aller dans la pharmacie, me diriger au frigo prendre mon médicament et....... je me retrou





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