S'il y a bien une personne à laquelle je pense: c'est ma mère..

J’ai eu envie de t’écrire, mais aussi de lui écrire qu’elle comprenne tant de choses à travers mes mots...

Depuis quelques mois je suis «Maman», c’est une sensation étrange, un bouleversement.
Je découvre la joie, la peur, l’angoisse, le manque, le doute tous ces sentiments comme je ne les connaissais pas encore.
Nous apprenons à vivre à 3, à nous découvrir, mais aussi à nous comprendre.
Chaque matin, j’aime voir cette petite bouille coller à mon sein, une petite goutte de lait sur le coin de sa bouche, les yeux légèrement entrouverts. Oui, il s’est endormi là tout contre moi.



Le réveil sonne, je l’arrête et 1/4 d’heure passe dans un silence de plomb, je le regarde ébahi par tant de beauté, je le scrute.. Je ne pense à rien, je le regarde simplement : je suis soufflé de ce que TOI et MOI avons «crée».

Il est temps d’aller travailler, et chaque matin, j’en ai le cœur déchiré... Chaque séparation est douloureuse, jamais je n’aurais pensé ressentir ça.
La journée passe et j’ai hâte, je trépigne à l’idée de me pencher sur son berceau et de le voir me faire son large sourire sans dents..
Les retrouvailles me font l’effet d’une bombe, comme si nous nous étions quittés depuis bien trop longtemps...



Depuis son arrivé, tout devient plus clair, et je découvre ce qu’est vraiment être une «mère».
Avec ces inquiétudes, qui ne sont jamais très loin.
Mes pensées vont bien des années en arrière, où je me vois face à la mienne.
J’ai la sensation d’avoir fait un énorme bond en avant, de m’être rapproché d’elle, je la comprends désormais.


«Je la vois comme elle aurait dû l’être depuis tant d’années...»




Je me rends compte des douleurs, et des peines que j’ai pu lui faire pendant mon adolescence.
Oui, on est jeune, on est «con», et on est méchants... Hormones quand tu nous tiens!
Elle ne le méritait pas!
Je ressens aujourd’hui toute sa tendresse, tous ses baisers et ses câlins d’une façon si différente que je les redécouvre.

J’ai toujours été consciente d’avoir une maman douce, câline, pleine d’attentions et dévouée à nous, mais aujourd’hui je me rends compte de cette rareté, et des concessions que ça lui a demandé.
Même si comme tout le monde «Mamounette» a aussi des petits défauts, elle a été pour moi une maman exceptionnelle et je pèse mes mots.

Aujourd’hui, j’ai envie de tout apprendre d’elle, qu’elle puisse me transmettre tous ses petits secrets de «maman» et de «grand-mère» désormais.

J’admire l’amour qu’elle nous porte, et toutes ces choses que je la sais capable de faire...
J’admire sa soif de connaissances, et sa force à pardonner...
J’admire le il m’est parfois difficilefait que ce soit une vraie femme d’intérieur, qu’elle tienne sa maison à la perfection et qu’elle fasse de merveilleux petits plats, car chez elle c’est un vrai «don»
— que ça plaise aux féministes ou pas-
J’aime son humour et toutes ses conneries...
Et même si elle est «maman» j’admire la femme qu’elle est aussi!


J’aimerais exprimer tant d’autres choses, mais les mots me manquent, il m’est parfois difficile de retranscrire mes sensations, et mes sentiments.
Je sais que cet article va paraître un peu brouillon, mais j’ai simplement posé les mots tels qu’ils se sont présentés à moi...

 «Maman», je t’aime.


2 commentaires:

  1. Très bel article émouvant Coco, je comprend et j'ai hâte de me sentir d'autant plus proche de ma mère également, comme tu le dis, lorsque je serais mère..!

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